Le mouroir de Dolly.

août 2012

Poupée désarticulée.

dimanche 12 août 2012 à 20h01
Si Dolly ris, Dolly pleure. Quand Dolly joue, Dolly perd. Et lorsque Dolly ment, Dolly meurt. “ Tout semble s'arrêter. Ma douleur se fixe le temps du déclencheur. Ce n'est bientôt plus qu'un cri, figé dans l'espace de ma mémoire. Une mémoire désordonnée. Déstructurée. Mais prête à surgir du fond de mes entrailles, prête à piller et détruire mes garde-fous. Déchaînée. Incontrôlable. Folle. Sa rage éparpille mes souvenirs, fissure mon faux sourire. ” V.I.T.R.I.O.L Dolly est un mirage. Un mirage humain. Déjà morte et pourtant pleine de vie. Dolly fut une enfant

Folie de mai.

dimanche 12 août 2012 à 20h30
Tomber dans un lit de plumes et en ressortir grandi. Pleurez, pleurez âmes folles ! Délivrances de nos péchés, délectations de nos folies. Il avait ce quelque chose dans le regard, à la fois merveilleux et tragique. Cette chose qui montre qu'aucune souffrance n'est insurmontable. Oui c'est vrai, je ris tout le temps, ça vaut mieux que pleurer non ? En vertu du chaos, je serais le pourfendeur de vos âmes. Ne te retourne pas car la véritable liberté c'est connaître le prix de la solitude. Tu dis m'aimer, alors prouves-le. Qui se ressemble, s'assemble. Les opposés s'attirent. Quel

Enfermé.

dimanche 12 août 2012 à 20h38
Le soleil se couche et par delà la fenêtre, J'observe silencieusement le crépuscule tomber. Demain à l'aube y serai-je encore ? Peut-être ! Je ne me lasse jamais de vous observer. Pendant que les rayons dorés se meurent dans l'ombre naissante, Les réverbères s'éclairent dans la rue. Et les heures passent, il est vingt heures trente, Quand reviendras-tu ? Le sommeil se fait attendre, ma vue est altérée. Qui sont tous ces gens aux mines atterrées ? Je me demande pourquoi c'est toujours la nuit, Que ces malheureux viennent chercher un sursis. Mon front aux vitres est appuyé et

Poème d'enfant.

dimanche 12 août 2012 à 20h42
Bonjour, maman. Je cherche mon âme. Je crois qu'elle s'est envolée. Oui, elle s'est sûrement envolée. Et je sais bien que je ne pourrai la rattraper. Mes jambes sont trop courtes, je suis une enfant. Rien qu'une enfant. Lorsque je rêve la nuit, je suis dans un château. Grand, étincelant de lumière, je trône dans mes beaux apparats. Ma chambre est grande, le soleil est haut dans le ciel. Il doit être midi, l'heure où les oiseaux chantent. Et où le ciel est bleu. Bonsoir, maman. Je cherche mon âme. Je crois qu'on me l'a volée. Oui, on me l'a sûrement volée. Et je sais bien que

Réflexion.

dimanche 12 août 2012 à 20h51
Les pauvres, pauvres, pauvres hommes… Ils passent leur vie à courir, encore et encore… Ils courent vers leur destin tragique, vers leur perte, pour l’étreindre pleinement et disparaître avec elle. Ô hommes inconscients et orgueilleux ! Puissiez-vous réaliser que vos vanités ne mènent qu’à votre déchéance ! Vous naissez libres et mourrez enchaînés. Vous ne vous voyez que dans l’avenir et en oubliez de vivre. Tristes hommes ! Autrefois rêveurs vous voilà fougueux ! Vous plongez tête baissée dans l’océan tumultueux du destin en vous pensant victorieux et vous n’en