Le mouroir de Dolly. http://aethereality.journalintime.com/ Ci-gît l'innocence. fr 2018-05-15T13:33:03+02:00 http://aethereality.journalintime.com/Shame Shame. Le silence régnait en maître sur ma vie. Le matin en me levant, il se faisait timide face à mes sens en éveil. Mais lentement, insidieusement, il s'insinuait partout jusqu'à déborder. Mon coeur bat douloureusement dans ma poitrine et ma main est crispée autour du stylo qu'elle emploie. Se remettre à écrire après tant d'années est la preuve accablante de mon échec. Ceux qui s'en réjouiront n'auront pas compris que chaque mot se paye par la douleur et la souffrance. J'ai beau me battre contre mes démons, c'est moi-même qu'il me faut affronter à chaque fois. Et c'est Le silence régnait en maître sur ma vie.

Le matin en me levant, il se faisait timide face à mes sens en éveil. Mais lentement, insidieusement, il s’insinuait partout jusqu’à déborder.

Mon coeur bat douloureusement dans ma poitrine et ma main est crispée autour du stylo qu’elle emploie. Se remettre à écrire après tant d’années est la preuve accablante de mon échec. Ceux qui s’en réjouiront n’auront pas compris que chaque mot se paye par la douleur et la souffrance. J’ai beau me battre contre mes démons, c’est moi-même qu’il me faut affronter à chaque fois. Et c’est insupportable.

Je crève de me mépriser, et de me haïr. Cela m’épuise aussi bien moralement que physiquement. Je rebascule dans ce shéma horrifique où je n’ai plus de désirs, plus d’envies, plus rien d’autre que ce besoin impérieux d’être sauvée. Alors je m’enferme toujours plus pour ne rien laisser paraître, et l’étau du silence se referme sur moi. Je ne le supporte plus.

Autrefois il me suffisait d’étouffer mes pleurs en silence avant de m’enfuir dans le monde des rêves pour que tout s’arrange. A présent, mes larmes s’accompagnent de spasmes et de tremblements violents et mes rêves sont morts. Ces épisodes qui ne duraient que quelques heures auparavant durent désormais des jours entiers, des semaines parfois. Je ne sais plus quoi faire.

Dans mes moments de "crise", je me sens tellement vide, tellement rien, que je serais capable de faire n’importe quoi pour me réveiller de ma torpeur. Je crains le jour où je ne saurai plus m’arrêter à temps.

Je suis fatiguée d’être mon propre fardeau, fatiguée de ces chaînes qui m’entravent. Je refuse de consulter car j’ai bien trop peur de mettre des mots sur ce qui m’étouffe. Je ne veux pas entendre que je suis malade. Je ne veux pas prendre de médicaments. Je ne veux pas me voir telle que je suis.

Dolly

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2018-05-15T13:33:03+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Comtesse-d-une-ville-nouvelle Comtesse d'une ville nouvelle Un soupir plus qu’un rire et davantage je plonge dans cet univers qui est le mien. Si l’enfer est réellement une impasse aux portes closes que l’on m’y emporte pour toujours et que je n’en revienne jamais. Triste goût pour l’obscur qui n’est pas réellement malheureux. Peut-être m’était-il trop dur d’apprendre à vivre ou ne savais-je pas assez combien il était dur de sombrer. Vous a-t-on déjà offert ce cœur immaculé trop pur pour vos mains noires ? Des miennes coulaient les plaies béantes et affreuses d’un monde en perdition et quelle merveille cela pouvait Un soupir plus qu’un rire et davantage je plonge dans cet univers qui est le mien. Si l’enfer est réellement une impasse aux portes closes que l’on m’y emporte pour toujours et que je n’en revienne jamais. Triste goût pour l’obscur qui n’est pas réellement malheureux. Peut-être m’était-il trop dur d’apprendre à vivre ou ne savais-je pas assez combien il était dur de sombrer. Vous a-t-on déjà offert ce cœur immaculé trop pur pour vos mains noires ? Des miennes coulaient les plaies béantes et affreuses d’un monde en perdition et quelle merveille cela pouvait être ! La délectation ultime aux portes de l’affreux et du grotesque. La décadence ne me sied-t-elle si bien qu’elle transforme mes lèvres en épines d’où sortent les épanchements les plus laids et les plus exquis. Mon cœur est enfermé dans une petite boite en bois d’if qui menace à tout instant de s’embraser. J’ai prévu de l’ensevelir sous la majesté d’un camphrier, cet arbre en tout point mon ami bienveillant et majestueux. Chaque fois qu’il m’arrive de rire, je pleure du plus profond de mon âme sur ce moi à demi gâché par un corps en lambeaux. L’enfance aux terribles échos qui résonnent ressort par tous les pores de ma peau comme le secret trop longtemps conservé et que l’on ne parvient plus à dissimuler.

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2015-10-22T19:22:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/A-une-etoile A une étoile. Aimer n'est jamais simple, mais la perte d'un être cher est une déchirure. Un manque, une plaie béante au cœur. Et parfois, même longtemps après, on continue à s'accrocher à cette parcelle de vie qui nous faisait nous sentir meilleur et illuminait notre vie. Mais être hanté par un souvenir n'est-ce pas plus terrible encore que la mort elle-même ? Se raccrocher au passé est inutile car l'on ne peut vivre de ce qui est mort. Il faut aller de l'avant, toujours. Avec ce même désir d'avancer. Doit-on pour autant renier le passé ? Bien sûr que non, ce serait de plus impossible. Il Aimer n’est jamais simple, mais la perte d’un être cher est une déchirure. Un manque, une plaie béante au cœur. Et parfois, même longtemps après, on continue à s’accrocher à cette parcelle de vie qui nous faisait nous sentir meilleur et illuminait notre vie. Mais être hanté par un souvenir n’est-ce pas plus terrible encore que la mort elle-même ? Se raccrocher au passé est inutile car l’on ne peut vivre de ce qui est mort. Il faut aller de l’avant, toujours. Avec ce même désir d’avancer. Doit-on pour autant renier le passé ? Bien sûr que non, ce serait de plus impossible. Il faut le garder précieusement sous le coude, comme le point de départ, la consolation dans les moments de tristesse et la rage de vaincre dans la faiblesse. Mais regarder toujours vers l’arrière c’est comme regarder perpétuellement un miroir qui nous donne à voir les choses comme nous aimerions qu’elles soient, et non comme elles sont réellement. C’est vicieux, ça nous mange de l’intérieur mais jamais ça n’apporte le bonheur. La vie est ainsi faite de pertes, de choix douloureux, de serments brisés, de mots oubliés. Mais la souffrance n’est-elle pas la condition ultime du bonheur ? Car il n’y a pas de vie heureuse, seulement des moments heureux, comme il n’y a pas de malheur perpétuel et continu. Ce qui a compté comptera toujours. Chaque épreuve traversée, chaque étape franchie, sont autant de piliers pour l’avenir. Il ne faut pas craindre les larmes car elles sont le ciment de l’âme. Laissons-les couler et forger ce que nous serons, nous rendre plus fort, plus alerte. Le vent peut bien souffler et balayer notre vie du jour au lendemain sans crier gare et ce ne sont plus des larmes qui restent alors, ni même des souvenirs. Mais le vide. Ce vide béant qui absorbe l’âme, le corps et ne laisse plus rien. Le moi triste peut toujours se relever pour des lendemains qui chantent. Mais le moi perdu dans le néant, le moi détruit, le moi disparu, envolé, que lui reste-t-il du bonheur ? Parfois il faut savoir donner pour recevoir. Parfois il faut savoir perdre pour gagner. Parfois des gens passent dans notre vie et créent des choses qu’ils détruiront plus tard. Ces gens-là nous font grandir, remercions-les pour cela. Quant aux autres, ceux qui resteront pour toujours, nous les rencontrons au fur et à mesure que nous avançons dans la vie. Nous ne pouvons pas les manquer ni même les perdre. Mais nous ne pouvons les connaître qu’en vivant, en riant, en étant nous-même et surtout, en regardant toujours vers l’avenir. Toujours devant.

N’oublie pas de vivre.

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2014-10-31T01:10:00+01:00
http://aethereality.journalintime.com/Regarde-moi Regarde-moi. Un bruissement léger, presque imperceptible, qui dans le silence, résonnait avec force. Je fermais les yeux, les ombres dansaient devant mes paupières. Comme paralysée, je demeurais étendue, immobile. Le chaos de mes pensées complétait parfaitement mon apparente tranquillité. J’étais seule. Au loin des rires d’enfants faisaient écho à la chute vaporeuse de la neige. Des familles, heureuses. Et moi seule dans cette pièce, seule dans mon cœur. Une main crispée sur ma poitrine, je tentais vainement de me préserver de la douleur du temps qui passe. Du temps qui tue. Je Un bruissement léger, presque imperceptible, qui dans le silence, résonnait avec force. Je fermais les yeux, les ombres dansaient devant mes paupières. Comme paralysée, je demeurais étendue, immobile. Le chaos de mes pensées complétait parfaitement mon apparente tranquillité.

J’étais seule.

Au loin des rires d’enfants faisaient écho à la chute vaporeuse de la neige. Des familles, heureuses. Et moi seule dans cette pièce, seule dans mon cœur. Une main crispée sur ma poitrine, je tentais vainement de me préserver de la douleur du temps qui passe. Du temps qui tue. Je songeais aux choses dites, aux choses tues. A l’existence, au néant. Et surtout au fait que je voulais faire quelque chose de ma vie. Je voulais aider, donner, offrir. Créer, inventer. Animée des meilleures intentions, j’étais décidée à changer les choses. Moi, volontaire et décidée. Moi, immobile dans mes draps défaits.

Puis un jour, je me suis levée.

J’ai attrapé ma veste, mes bottes, et je suis sortie. Dehors, tout était blanc, immaculé. A l’intérieur, c’était mon être entier qui hurlait. Je me suis mise à courir. D’abord lentement, puis de plus en plus vite. Une flaque d’eau m’éclaboussa, mais cela m’importait peu. Rien n’avait d’importance. Rien ne comptait plus, car tu n’étais pas là. Un gémissement de douleur monta jusqu’à exploser en un cri furieux. Je glissais et tombais dans la neige. Le rouge de mes cheveux tranchait avec la pureté du blanc et je me souvins. Encore le même souvenir, la même angoisse, l’ultime phobie. Mon esprit se braqua, furieux de l’intrusion spontanée dont il était la victime. Dans un état d’angoisse avoisinant la folie, je me roulais sur le sol en espérant disparaître. Heureusement que tu n’étais pas là.

Lorsque le calme revint, je retrouvais ma position léthargique.

Je repris une profonde inspiration en songeant au bonheur de te connaître. En me relevant pour reprendre le chemin du retour, je pris conscience de l’état désastreux de mon âme. Mon corps reflétait-il toute cette détresse ? Décidée, j’entamais le chemin du retour. Songeant aux malheurs de ce monde, je pris la résolution de faire au mieux pour aider. Femmes, enfants, mendiants, mourants. Comment une humanité si nombreuse pouvait-elle supporter tant d’injustice ? Pauvres et riches, malheureux ou heureux, à quoi cela tenait-il ? J’allais faire quelque chose oui. Enfin, j’allais me rendre utile. Le sourire reparût sur mes lèvres gelées.

A mi-chemin, je m’arrêtais. Sans un mot, je pris appui sur une branche et me mit à pleurer.

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2014-02-26T19:56:00+01:00
http://aethereality.journalintime.com/Meandres-de-l-ame Méandres de l'âme. Il tourne et lentement se pose, le temps d’un aller-retour ; le temps a tout pris des dérives et des jours. Mon cœur solitaire chevauchait dans le vent, mon âme perdue n’avait ni port ni attache. - Voilà où j’en suis, me disais-je, à errer dans un couloir sombre où la morsure du passé s’abat sur mon présent, où les chants des cantiques ne sont que des pleurs, où mon âme se meurt et mon corps agonise. Il n’y avait ni soleil ni étoiles, ni douceur ni chaleur. Il suffisait d’un pas pour trébucher, de deux pas pour s’écrouler. Et les plaintes incessantes de mes bras Il tourne et lentement se pose, le temps d’un aller-retour ; le temps a tout pris des dérives et des jours. Mon cœur solitaire chevauchait dans le vent, mon âme perdue n’avait ni port ni attache. - Voilà où j’en suis, me disais-je, à errer dans un couloir sombre où la morsure du passé s’abat sur mon présent, où les chants des cantiques ne sont que des pleurs, où mon âme se meurt et mon corps agonise. Il n’y avait ni soleil ni étoiles, ni douceur ni chaleur. Il suffisait d’un pas pour trébucher, de deux pas pour s’écrouler. Et les plaintes incessantes de mes bras malheureux arrachaient à la nuit un soupir mélancolique. De la vie le sourire me paraissait étranger, beau et lointain, bon pour d’autres mais pas mien. Jusqu’à ce jour béni où transcendant mon univers, avec force et douceur tu m’apparus. Calme et souriant, ta chaleur apaisante su calmer le flot incessant des lamentations de mon cœur. Mes peurs s’évanouirent pour n’être plus que des fantômes qui ne hantent que mes cauchemars les plus enfouis. Car il me faut avouer une chose, et honnêtement l’admettre : ta main dans la mienne remplit mon monde de couleurs et les souvenirs douloureux s’écroulent puis disparaissent. Que tout s’évapore, je ne souhaite conserver qu’une image : celle de tes bras autour de miens, et ta voix résonnant dans mon âme me promettant qu’à jamais tu seras mien. Si aimer est une maladie, je ne veux ni remèdes ni calmants mais plutôt me perdre dans l’azur de tes yeux, m’échouer sur ta peau comme l’on s’échoue au rivage d’une île inconnue et merveilleuse. Ta personne est un trésor dont les richesses valent bien plus que l’or, ton regard est un cadeau, ton sourire ma lumière. Laisse-moi donc te rejoindre, sans ruse ni faux-semblants. Il n’y aura pas de menteries, il n’y aura pas de tromperies. Je te laisserai entrevoir ce cœur qui bat, cette âme nue. Et la pureté de mes envies se mêlera à la nuit, car enfin je serai tienne et enfin tu seras mien. Sache surtout que je t’aime, que sans toi je m’éteins.

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2013-08-08T01:19:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Eclats-d-ame Éclats d'âme. Tu me manques, oui. Chaque fois que je me lève et que je prends conscience de la réalité. Mon rêve se brise, mon cœur est vide. Je voudrais hurler et me cacher mais c’est le silence qui m’accueille. J’en viens presque à préférer ces cauchemars où tu m’apparais plutôt que cette parodie d’amour à demi gâché. La faute me revient, les sanglots m’étreignent chaque soir, chaque maudit soir avant de m’endormir. Le soleil se lève toujours de la même façon mais il ne brille plus du même éclat. Le temps se joue de moi, me rappelant à chaque instant combien il est dur Tu me manques, oui. Chaque fois que je me lève et que je prends conscience de la réalité. Mon rêve se brise, mon cœur est vide. Je voudrais hurler et me cacher mais c’est le silence qui m’accueille. J’en viens presque à préférer ces cauchemars où tu m’apparais plutôt que cette parodie d’amour à demi gâché. La faute me revient, les sanglots m’étreignent chaque soir, chaque maudit soir avant de m’endormir. Le soleil se lève toujours de la même façon mais il ne brille plus du même éclat. Le temps se joue de moi, me rappelant à chaque instant combien il est dur d’exister à moitié. Je passe devant le miroir et c’est le reflet de ton sourire qui m’apparaît. Tout est froid, morne et triste dans mon regard. Mon image m’insupporte et me reviennent en mémoire ces jours où je lacérais ma chair et mutilais mon visage avec le maigre espoir de disparaître. Et tu n’es plus là. Mon sourire s’est figé le temps d’un soupir, son ombre ne signifie plus rien. Il déborde de souvenirs comme mon cœur déborde de sanglots. Ma tristesse s’est fondue dans mon rire. Voilà pourquoi il pleure encore. Toujours. Sans cesse.

Maintenant je sais papa. Je sais que tout meurt en l’absence d’amour.

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2013-05-27T23:17:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/On-the-road On the road. Et je finis par me rendre compte que tout ce dont j'avais besoin était cette illusion d'amour. Peut m'importait que les sentiments soient vrais ou faux du moment qu'ils étaient assez convainquant pour que j'y crois. C'était ce que je me disais lors de mes longues nuits d'insomnies pendant que la lune éclairait mon visage défait par les larmes. Le vent frais dans mes cheveux, ma peau frissonnante et mes pieds nus me donnaient cette impression grisante d'appartenance à un tout complexe et merveilleux. En somme je n'avais besoin de rien d'autre que mon stylo, du papier et la violence de Et je finis par me rendre compte que tout ce dont j’avais besoin était cette illusion d’amour. Peut m’importait que les sentiments soient vrais ou faux du moment qu’ils étaient assez convainquant pour que j’y crois. C’était ce que je me disais lors de mes longues nuits d’insomnies pendant que la lune éclairait mon visage défait par les larmes. Le vent frais dans mes cheveux, ma peau frissonnante et mes pieds nus me donnaient cette impression grisante d’appartenance à un tout complexe et merveilleux. En somme je n’avais besoin de rien d’autre que mon stylo, du papier et la violence de mes envies. Aimer à moitié est frustrant, moi j’aimais entièrement. Mon corps, mon âme, je les offrais sans plus de doute à la félicité divine de l’instant présent. Le futur ne m’intéressait pas. Seul le plaisir immédiat rendait justice à ces pulsions ravageuses qui parcouraient mon être. Perdue dans un bonheur apparent, sa disparition me laissait froide et nue. Alors les larmes sur mes joues ne tarissaient plus et je comptais les heures pour ne pas dormir. C’était pourtant simple. Vivre et mourir chaque jour et chaque nuit. Se priver de sommeil, se priver de repos pour ne rien perdre du temps qui passe et n’attend pas. Rêver c’est se perdre dans ce qui fut, dans ce qui aurait pu être et dans ce qui ne sera probablement jamais. C’est inutile, vicieux et déchirant. Ça vous prend de l’intérieur et ça vous éviscère sans plus de considération. Alors que la vie… La vie est une multitude de morts pour une infinité de naissances. La vie est belle et cruelle, étrange ballet dans lequel la lumière éclaire l’ombre pour nous découvrir et nous redécouvrir sans cesse. C’est pour cela qu’un jour j’ai suivi cet homme, puis cet autre ; tous ceux qui avaient en eux cette fureur de vivre telle qu’elle les consumait entièrement dans le feu brûlant de leurs passions.

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2013-05-24T22:11:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Je-t-assassine Je t'assassine. L’homme pleure. Ses larmes ont un goût de souvenir. Doux-amer. Dans la pénombre de sa chambre noire, il se souvient. Elle était belle, l’insolente. D’une beauté incandescente et inconsciente. Apparue dans sa vie un matin d’automne. Disparue un soir d’été. Elle était libre et enchaînée, heureuse et malheureuse. Elle était ce genre de personne toujours gaie, aux yeux pétillants et au sourire ravageur. Combien l’avaient aimé avant lui ? Il préférait ne pas y songer. Du moment qu’il trouvait le moyen, le courage d’être le seul susceptible de compter. Mais elle L’homme pleure. Ses larmes ont un goût de souvenir. Doux-amer. Dans la pénombre de sa chambre noire, il se souvient.

Elle était belle, l’insolente. D’une beauté incandescente et inconsciente. Apparue dans sa vie un matin d’automne. Disparue un soir d’été. Elle était libre et enchaînée, heureuse et malheureuse. Elle était ce genre de personne toujours gaie, aux yeux pétillants et au sourire ravageur. Combien l’avaient aimé avant lui ? Il préférait ne pas y songer. Du moment qu’il trouvait le moyen, le courage d’être le seul susceptible de compter. Mais elle était aussi d’une tristesse affligeante, mortifiante. Seule parmi la multitude, son âme meurtrie hurlait sa frustration en dépit des apparences. Qu’avait-elle donc, cette douce hirondelle ? Quel était ce mal qui meurtrissait ses nuits et assassinait ses rêves ? S’il l’avait su.. Peut-être alors aurait-elle été capable de l’aimer. Son secret serait devenu leur secret. Mais elle n’avait rien dit. Elle était revenue chaque jour, repartie chaque soir, avec ce même entrain, cette même chaleur. Hantée par de mystérieux et inaccessibles démons.

Et plus elle luttait contre elle-même, plus il l’aimait.

Elle était forte et fragile, tout et rien. Pour la définir pleinement il faudrait une multitude d’adjectifs antithétiques. Elle était ce gris tantôt clair comme un matin brumeux, tantôt sombre comme un printemps orageux. Tout cela le fascinait, lui, pauvre homme qui ne croyait plus en rien. Il avait suffi d’un jour, d’une présence, d’un regard pour que son univers bascule du tout au tout. Il était seul et voilà qu’ils étaient deux. Elle était tantôt là à écrire. Tantôt ici à rire. La voici qui trébuche, qui soupire, qui se baisse, qui l’observe, qui pense, qui parle, qui se tait. Même absente elle hante son univers de façon constante. Était-ce cela, l’amour ? Ou n’était-ce qu’une lubie passagère due à un isolement prolongé ? Les mois passaient et ce qui semblait n’être qu’une romance envolée se muait en une passion dévorante. Elle était là, vous comprenez. Si proche et si loin. Il lui suffisait de tendre le bras pour la toucher mais cela ne suffisait pas pour qu’elle lui appartienne. Attendre était inutile et douloureux. Il fallait agir. Mais comment diable peut-on posséder une poupée de glace aux yeux de feu ? Tout semblait écrit à l’avance, la chute était inéluctable. C’était trop d’amour, d’impatience, d’angoisse et de désir pour un seul homme.

L’assassin se meurt.

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2013-01-26T19:23:00+01:00
http://aethereality.journalintime.com/Le-prince-des-neiges Le prince des neiges. Dans mes rêves.. y a-t-il seulement des rêves ici-bas ? Vous, vous vivez en retrait, tout complaisant que vous êtes dans vos retranchements stupides et bornés. Rien ne semble vous atteindre parce que rien n’a de couleurs à vos yeux. Vous avez laissé la décrépitude dont vous êtes la victime prendre le pas sur le monde de votre regard. Rien n’a plus de valeur parce que la valeur elle-même n’existe plus. Tout désir a brûlé et s’est consumé de telle sorte qu’aujourd’hui, vos lèvres ne sont plus que des cendres froides. Votre corps de marbre, vos mains de sang... vous ne Dans mes rêves.. y a-t-il seulement des rêves ici-bas ? Vous, vous vivez en retrait, tout complaisant que vous êtes dans vos retranchements stupides et bornés. Rien ne semble vous atteindre parce que rien n’a de couleurs à vos yeux. Vous avez laissé la décrépitude dont vous êtes la victime prendre le pas sur le monde de votre regard. Rien n’a plus de valeur parce que la valeur elle-même n’existe plus. Tout désir a brûlé et s’est consumé de telle sorte qu’aujourd’hui, vos lèvres ne sont plus que des cendres froides. Votre corps de marbre, vos mains de sang… vous ne savez plus qu’en faire. Les jours se suivent et se ressemblent, le jour est semblable à la nuit. Le soleil poursuit sa course folle sans jamais retrouver la lune. Comment mourir sans connaître la vie ? Les larmes s’emparent de vous… c’est un bien étrange spectacle. Me serais-je méprise ? Un cœur battant serait-il bien présent sous toute cette couche de glace ? Ouvrez donc cette chemise, laissez-moi vous toucher. Là, doucement. Vous êtes brûlant de fièvre ! Je vous en prie, ne me regardez pas ainsi. Ne prenez pas cet air qui fissure l’air et le temps. Ne me souriez pas. Je déteste lorsque vous souriez parce que vous avez l’air si triste. Et je brûle d’envie de vous serrer contre moi, de vous promettre que tout ira bien. Vous êtes bien cruel, sire. Et fou. Vous m’avez enlevée et gardée prisonnière comme un oiseau en cage. Je vous ai détesté pour cela. Tout comme j’ai détesté votre gentillesse, vos cadeaux et votre patience. Toutes ces nuits à pleurer, toutes ces heures à songer aux jours d’antan. Les milliers de plans d’évasions, les silences à demi-murmurés et les phrases brisées. Vos supplications, votre détresse, votre chagrin. Ma cécité. Oh oui, je vous ai haï si fort que dans ces moments, je vous aurais volontiers crevé les yeux, battu à mort et laissé pourrir sur le sol gelé. Mais lorsque vous apparaissiez alors, tous ces sentiments d’horreur se retournaient contre moi. Comment pouvais-je vous haïr, vous, pauvre créature en souffrance ? Ciel, je voudrais bien être damnée pour ce que je m’apprête à dire. Je vous déteste, milord. Je vous exècre parce que vous avez brisé ma vie. Parce que vous avez balayé mon univers et m’avez ôté ma liberté. Parce que le monde dans lequel vous évoluez m’insupporte et me rend irritable. Parce que votre simple présence suffit à briser tout ce qu’il y a en moi. Parce qu’enfin je suis là, devant vous, incapable de vous briser. Incapable de vous tuer. Je suis partie, me voilà revenue. Vos chaînes continuent de m’entraver, vos paroles de me tourmenter. Je viens vous dire que c’est terminé. J’arrête. J’abandonne. Ce petit jeu a assez duré. Je vous rends tout. Vos bagues, vos colliers, même cette robe que je porte. Je sens en moi ce sentiment déchirant de tristesse qui me prend chaque fois que vous posez les yeux sur ma personne. Regardez-moi. Regardez-moi attentivement, nue et vivante. La neige tombe au dehors, elle s’est emparée de votre âme. Vous êtes si froid. Mais nous sommes à l’intérieur, seigneur, et ici tout n’est que feu ardent et flamme voluptueuse. Oui, vous en avez vu des femmes passer dans cette chambre. Toutes plus belles les unes que les autres, certaines bien plus belles que moi. Mais chacune partageait un point commun avec la suivante : chacune vous désirait. Moi, prince déchu, moi je vous aime.

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2012-11-17T18:41:00+01:00
http://aethereality.journalintime.com/Cauchemar Cauchemar Laissez-là mourir. Voilà ce que disait mon rêve. Un rêve cauchemardesque à mi-chemin entre le désespoir et la folie. Qui étais-je, mirage de moi-même, pour condamner ou pardonner ? Je crois qu'elle avait été belle, autrefois, cette peau flétrie par les années. Mais ses yeux agonisants ne laissaient plus de place à la beauté. Et sa sœur, sa mère, son alter ego superbe et tranchant, cet infâme monstre en tout point son semblable, quel désespoir ornait ses traits ! Mourir, oui. Mais à quel prix. Tout s'entrechoquait, s'entremêlait autour de moi. Les voix confuses, la Laissez-là mourir. Voilà ce que disait mon rêve. Un rêve cauchemardesque à mi-chemin entre le désespoir et la folie. Qui étais-je, mirage de moi-même, pour condamner ou pardonner ? Je crois qu’elle avait été belle, autrefois, cette peau flétrie par les années. Mais ses yeux agonisants ne laissaient plus de place à la beauté. Et sa sœur, sa mère, son alter ego superbe et tranchant, cet infâme monstre en tout point son semblable, quel désespoir ornait ses traits ! Mourir, oui. Mais à quel prix. Tout s’entrechoquait, s’entremêlait autour de moi. Les voix confuses, la blancheur immaculée et le silence. C’est terriblement bruyant, le silence. Et à la fois tremblante et immobile, dévorée par la peur d’un futur trop proche, je suppliais mentalement de ne pas avoir à choisir. Dans tous les cas, j’aurais été perdante. C’était un piège. Une contrainte déguisée en choix. Le plastique qui l’enfermait ne se soulevait même plus à chacune de ses respirations trop faibles et je me sentais couler, littéralement, sur le sol froid ensanglanté. Son sang et le mien se mélangeaient de telle sorte que nos esprits se confondaient. Qui était-elle ? Qui étais-je ? Qui étions-nous ? Deux entités d’un seul et même corps se décomposant ? Il faut rendre au rouge ce qui lui appartient. Laissez-là mourir. Qui ? Elle ? Moi ? Nous ? Devais-je l’abandonner ? Devais-je abandonner ? Laissez-là mourir ou tuez-moi. Qui ? Qui êtes-vous ? Qui tue ? Qui meurt ? Tout se confond, se tord, se comprime. Qui rêve, qui vit ? Bonjour maman, voilà ta fille. Elle est morte là où tu l’as laissée crever. Les ombres se referment, le destin est scellé. Je cherche encore le piège. Rideau, s’il vous plaît.

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2012-10-08T22:41:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Reflexion Réflexion. Les pauvres, pauvres, pauvres hommes… Ils passent leur vie à courir, encore et encore… Ils courent vers leur destin tragique, vers leur perte, pour l’étreindre pleinement et disparaître avec elle. Ô hommes inconscients et orgueilleux ! Puissiez-vous réaliser que vos vanités ne mènent qu’à votre déchéance ! Vous naissez libres et mourrez enchaînés. Vous ne vous voyez que dans l’avenir et en oubliez de vivre. Tristes hommes ! Autrefois rêveurs vous voilà fougueux ! Vous plongez tête baissée dans l’océan tumultueux du destin en vous pensant victorieux et vous n’en Les pauvres, pauvres, pauvres hommes… Ils passent leur vie à courir, encore et encore… Ils courent vers leur destin tragique, vers leur perte, pour l’étreindre pleinement et disparaître avec elle. Ô hommes inconscients et orgueilleux ! Puissiez-vous réaliser que vos vanités ne mènent qu’à votre déchéance ! Vous naissez libres et mourrez enchaînés. Vous ne vous voyez que dans l’avenir et en oubliez de vivre. Tristes hommes ! Autrefois rêveurs vous voilà fougueux ! Vous plongez tête baissée dans l’océan tumultueux du destin en vous pensant victorieux et vous n’en ressortez jamais. La machine se referme sur vous et vous voilà pris au piège, dans ce piège où vous vous êtes pourtant vous-même précipités. Triste vie, triste mort, tristes hommes. Et à présent que dire ? Je n’en peux plus, Anubis… J’ai de la colère et de la tendresse pour ces pauvres petits êtres qui ne sont clairvoyants qu’une fois aveugles et qui ne connaissent le bonheur qu’après la souffrance. Je suis lasse de ces tribulations tragiques et de cette issue malheureuse. Entre le moment où ils se réveillent en chantant au moment où ils se retrouvent agonisants ils se débattent, ils courent, ils fuient ! Puis ils pleurent, ils crient et ils se meurent. Oh Anubis, quelle tristesse ! J’étouffe. Puisque tout est tracé et qu’il n’y a plus d’issue possible, allons nous-en. Quittons la terre.

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2012-08-12T20:51:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Poeme-d-enfant Poème d'enfant. Bonjour, maman. Je cherche mon âme. Je crois qu'elle s'est envolée. Oui, elle s'est sûrement envolée. Et je sais bien que je ne pourrai la rattraper. Mes jambes sont trop courtes, je suis une enfant. Rien qu'une enfant. Lorsque je rêve la nuit, je suis dans un château. Grand, étincelant de lumière, je trône dans mes beaux apparats. Ma chambre est grande, le soleil est haut dans le ciel. Il doit être midi, l'heure où les oiseaux chantent. Et où le ciel est bleu. Bonsoir, maman. Je cherche mon âme. Je crois qu'on me l'a volée. Oui, on me l'a sûrement volée. Et je sais bien que Bonjour, maman.
Je cherche mon âme.
Je crois qu’elle s’est envolée.
Oui, elle s’est sûrement envolée.
Et je sais bien que je ne pourrai la rattraper.
Mes jambes sont trop courtes, je suis une enfant.
Rien qu’une enfant.

Lorsque je rêve la nuit, je suis dans un château.
Grand, étincelant de lumière, je trône dans mes beaux apparats.
Ma chambre est grande, le soleil est haut dans le ciel.
Il doit être midi, l’heure où les oiseaux chantent.
Et où le ciel est bleu.

Bonsoir, maman.
Je cherche mon âme.
Je crois qu’on me l’a volée.
Oui, on me l’a sûrement volée.
Et je sais bien que je ne pourrai la récupérer.
Je suis trop faible, je suis une enfant.
Rien qu’une enfant.

Lorsque je rêve la nuit, je suis dans un château.
Sombre, lugubre, je suis allongée sur mon lit.
Ma chambre est grande, la lune est dissimulée derrière les nuages.
Il doit être minuit, l’heure où le loup hurle,
Et où il se glisse lentement jusqu’à sa proie.

Dis maman,
Pourquoi ai-je si mal, pourquoi ai-je si peur ?
Je cherchais mon âme,
Je pensais qu’elle s’était envolée,
Qu’on me l’avait volée,
Mais en réalité,
Le loup l’a mangée.

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2012-08-12T20:42:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Enferme Enfermé. Le soleil se couche et par delà la fenêtre, J'observe silencieusement le crépuscule tomber. Demain à l'aube y serai-je encore ? Peut-être ! Je ne me lasse jamais de vous observer. Pendant que les rayons dorés se meurent dans l'ombre naissante, Les réverbères s'éclairent dans la rue. Et les heures passent, il est vingt heures trente, Quand reviendras-tu ? Le sommeil se fait attendre, ma vue est altérée. Qui sont tous ces gens aux mines atterrées ? Je me demande pourquoi c'est toujours la nuit, Que ces malheureux viennent chercher un sursis. Mon front aux vitres est appuyé et Le soleil se couche et par delà la fenêtre,
J’observe silencieusement le crépuscule tomber.
Demain à l’aube y serai-je encore ? Peut-être !
Je ne me lasse jamais de vous observer.

Pendant que les rayons dorés se meurent dans l’ombre naissante,
Les réverbères s’éclairent dans la rue.
Et les heures passent, il est vingt heures trente,
Quand reviendras-tu ?

Le sommeil se fait attendre, ma vue est altérée.
Qui sont tous ces gens aux mines atterrées ?
Je me demande pourquoi c’est toujours la nuit,
Que ces malheureux viennent chercher un sursis.

Mon front aux vitres est appuyé et j’attends,
Un sourire, un geste, une action seulement,
Mais ici-bas il n’y a que des fantômes
Des êtres glacés, immobiles et atones.

Les lumières de l’immeuble d’en face
Semblent éclore petit à petit,
Les ombres d’en bas cherchent une passe,
Pour de la clarté ne pas être éblouies.

Quelques voitures passent et jettent,
Par leurs fenêtres ouvertes des gerbes desséchées
De fleurs fanées, d’amour gâché.
Et moi tristement, je reste.

Ô ciel, qu’ai-je fait,
Pour depuis ma fenêtre être condamné
A observer sans jamais prendre part,
A rêver de ce vaste miroir ?

Mon cœur est pourtant rempli,
De ces passions violentes que je ne peux assouvir
Collé aux carreaux, malade et proscrit
Je laisse le temps me mutiler à loisir.

Dans cette chambre froide et blanche,
Je n’ai qu’un seul répit,
Pouvoir contempler la vie qui bouillonne,
Depuis ces fenêtres qui de toi m’emprisonnent.

Le temps s’égraine et je pleure,
Chaque minute un peu plus,
De voir qu’en ce lieu je me meurs,
Et que la vie en bas continue.

Toujours à la recherche d’une distraction,
Je pose mon regard,
Sur cette jeune fille à l’étrange position,
Toute vêtue de noir.

Comme les autres elle porte sur elle le chagrin,
Celui que confère l’absence.
Mon enfant, je te comprends si bien,
Moi qui comme ami n’est que l’indifférence.

Lorsqu’elle leva ses yeux à ma fenêtre perchée,
Nos regards se croisèrent l’espace d’un instant,
Qui aurait cru qu’en si peu de temps
Je perdrai à jamais la faculté d’aimer ?

Son regard était sombre et son teint blafard,
Je n’avais de ma vie jamais vu un visage
Ressemblant autant à un mirage,
A un véritable cauchemar.

Pétrifié par la peur de ce double effrayant
Je cherchais quelque répit en un autre endroit,
C’est ainsi que par hasard mon regard fuyant
Se posa sur toi.

J’eus à peine reconnu l’ombre de ton sourire,
Que mon cœur s’arrêta un instant.
Ô j’aimerai mieux mourir,
Que de vivre sans toi encore longtemps.

Et ta main s’est levée,
Contre la vitre j’ai frappé,
J’ai crié, j’ai pleuré,
Et ton sourire s’est brisé.

Tout est redevenu poussière,
Ton ombre, leurs plaintes, et mes veines chimères.
Et dans ma triste rue ne restèrent
Que les lumières mourantes des réverbères.

Vide et las de ma solitude,
Je voulus chercher une nouvelle distraction.
Mais la vie et son ingratitude
Décidèrent de me laisser seul face à l’horizon.

Quelle tristesse !
Tout à disparu.
Et moi, pauvre âme en détresse
Je recherche mon idylle perdue.

Vous comprenez, quand vous êtes malade
Triste, seul et abandonné,
Vous cherchez avidement une distraction,
Une chose qui tuera votre perdition.

Il se trouve que cette fenêtre close, c’est un peu cela,
Une ouverture sur le monde sans sortir de chez soi.

Voilà, maintenant vous connaissez l’histoire,
De cette rue perdue au milieu de nulle part
Où la nuit d’étranges personnages
Viennent doucement vous conter leur histoire.

Et vous, comme moi, derrière les carreaux,
Le front collé aux vitres, vos barreaux,
Vous observez avec une attention particulière
Comment évoluent ces étranges personnages sur la terre.

Vous riez parfois car niché tout en haut,
Vous vous sentez maître du monde derrière les rideaux,
Vous en perdez la tête et l’esprit,
Vous remontez en rampant sur votre lit.

Je crois qu’il me faut ici m’arrêter,
Car je deviens fou de vous conter
Ce à quoi mes yeux tentent de s’abreuver
A travers cette fenêtre hantée.

Le soleil se lève et par delà la fenêtre,
J’observe silencieusement l’aube qui naît.
Ce soir au crépuscule y serai-je encore ? Peut-être !
Je ne me lasse jamais de vous observer.

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2012-08-12T20:38:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Folie-de-mai Folie de mai. Tomber dans un lit de plumes et en ressortir grandi. Pleurez, pleurez âmes folles ! Délivrances de nos péchés, délectations de nos folies. Il avait ce quelque chose dans le regard, à la fois merveilleux et tragique. Cette chose qui montre qu'aucune souffrance n'est insurmontable. Oui c'est vrai, je ris tout le temps, ça vaut mieux que pleurer non ? En vertu du chaos, je serais le pourfendeur de vos âmes. Ne te retourne pas car la véritable liberté c'est connaître le prix de la solitude. Tu dis m'aimer, alors prouves-le. Qui se ressemble, s'assemble. Les opposés s'attirent. Quel Tomber dans un lit de plumes et en ressortir grandi. Pleurez, pleurez âmes folles ! Délivrances de nos péchés, délectations de nos folies. Il avait ce quelque chose dans le regard, à la fois merveilleux et tragique. Cette chose qui montre qu’aucune souffrance n’est insurmontable. Oui c’est vrai, je ris tout le temps, ça vaut mieux que pleurer non ? En vertu du chaos, je serais le pourfendeur de vos âmes. Ne te retourne pas car la véritable liberté c’est connaître le prix de la solitude. Tu dis m’aimer, alors prouves-le. Qui se ressemble, s’assemble. Les opposés s’attirent. Quel paradoxe. Nous parlons de droit chemin alors que l’existence est faite de courbes. Un élixir de délires, oh l’unique plaisir ! Je voudrais partir avec Proust à la recherche du temps perdu. C’est drôle, d’avoir toujours l’impression d’être un fardeau. Cap de jouer aux fléchettes dans le noir ? Cap ! Pourquoi tu pleures ? Quand je serais grande, je serais médecin, comme ça je pourrais te soigner et tu seras plus jamais malade. Le train, étrange moyen de transport qui renferme tant de souvenirs. Tic, Tac. Le temps tourne. Mais ne t’inquiète pas, tu ne t’en sortiras pas. Quelle plaie. Pardon de ne jamais avoir su t’aimer. Mon vœu le plus cher, c’est de vous voir heureux. Donnez la main à votre voisin et ensemble, recréez la beauté oubliée. Désir ardent et foi inébranlable. Tout s’arrangera. Puis-je vous poignarder le cœur comme vous meurtrissez le mien ? Vous savez, cette ombre n’était pas différente de vous. Elle écrivait la mort sur des lignes de sang à vous faire hurler jours et nuits. Nous étions tous en ligne, les femmes faisant face aux hommes. Nous savions tous pourquoi nous étions là. L’if est un bois magnifique, très résistant qui représente l’éternité. En revanche son bois et ses feuilles sont toxiques, symbole de mort. De même, l’éclat de son fruit est rouge tel le sang, promesse de sacrifice et de renouveau. Je suis tellement tombée que l’on ne voit plus que la chair brûlée sur mes genoux enflés. Souffrance. Quelle frustration. Elle tentait de vous faire comprendre qu’elle vous attendait. Mais vous avez préféré ignorer ses plaintes. C’était plus facile. J’ai perdu mon âme. Dans quel état j’erre ? Au bout de cette chaîne il y a les gens comme moi. Plus rares, et qui ne survivent pas longtemps.

Dis papa, peut-on vivre sans amour ?

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2012-08-12T20:30:00+02:00
http://aethereality.journalintime.com/Poupee-desarticulee Poupée désarticulée. Si Dolly ris, Dolly pleure. Quand Dolly joue, Dolly perd. Et lorsque Dolly ment, Dolly meurt. “ Tout semble s'arrêter. Ma douleur se fixe le temps du déclencheur. Ce n'est bientôt plus qu'un cri, figé dans l'espace de ma mémoire. Une mémoire désordonnée. Déstructurée. Mais prête à surgir du fond de mes entrailles, prête à piller et détruire mes garde-fous. Déchaînée. Incontrôlable. Folle. Sa rage éparpille mes souvenirs, fissure mon faux sourire. ” V.I.T.R.I.O.L Dolly est un mirage. Un mirage humain. Déjà morte et pourtant pleine de vie. Dolly fut une enfant Si Dolly ris, Dolly pleure. Quand Dolly joue, Dolly perd. Et lorsque Dolly ment, Dolly meurt.

“ Tout semble s’arrêter. Ma douleur se fixe le temps du déclencheur. Ce n’est bientôt plus qu’un cri, figé dans l’espace de ma mémoire. Une mémoire désordonnée. Déstructurée. Mais prête à surgir du fond de mes entrailles, prête à piller et détruire mes garde-fous. Déchaînée. Incontrôlable. Folle. Sa rage éparpille mes souvenirs, fissure mon faux sourire. ” V.I.T.R.I.O.L

Dolly est un mirage. Un mirage humain. Déjà morte et pourtant pleine de vie. Dolly fut une enfant autrefois, il y a si longtemps. Mais elle ne se souvient pas. Parce que parfois, il est nécessaire de ne pas se souvenir.

Dolly a grandi aujourd’hui, pour ce qui est des chiffres et de l’apparence seulement. Parce qu’hier Dolly était déjà grande, bien trop grande.

A présent, Dolly vient vous conter son histoire. L’histoire de ses désirs cruels, de sa vie déchirée et de ses rêves oubliés. Mais surtout, celle de sa mort. Survenue bien trop tôt. Bien avant la vie.

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2012-08-12T20:01:00+02:00